Accueil Date de création : 07/03/10 Dernière mise à jour : 29/11/11 20:26 / 7 articles publiés

ASSOCIATION DES ANCIENS JOUEURS DU TAS  posté le lundi 08 mars 2010 17:49

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EL ABDI FONDATEUR DU TAS  posté le lundi 08 mars 2010 17:05

Feu Mohammed El Abdi, militant nationaliste de la première heure, est le fondateur
de l’équipe du TAS. Un chantier laborieux dont Feu Larbi Zaouli a su assurer dignement la consolidation.

Vers la fin des années quarante, début des années cinquante, feu Mohammed El Abdi était l’un des grands hommes que les carrières centrales ont produit. Ce dernier était fort par sa personnalité, son dévouement et son abnégation. L’un des militants qui dédaignait les difficultés et relevait les défis. D’aucuns se souviendraient de la terrible guerre déclenchée entre El Abdi et un certain M. Rose que l’administration sportive de l’époque avait délégué afin d’attirer les jeunes des carrières centrales en les soudoyant et en tentant de les corrompre. Et c’est ce processus qui avait déclenché ce duel infernal entre El Abdi et M. Rose ou plus spécifiquement entre ce dernier et ce qu’on appelait à l’époque la ligue libre représentée par feu Abdessalam Bennani et El Abdi. L’administration coloniale qui dominait la ligue sportive de football n’autorisait les équipes sportives marocaines à jouer qu’à travers des lois très xénophobes. Ce qui a conduit les nationalistes à défier cette administration et à constituer la ligue libre qui rassemblait toutes les équipes des quartiers populaires. En dépit de toute cette lutte sportive acharnée, cette situation n’était qu’une simple image du fond de l’adversité qu’a connue le Maroc à une lointaine contrée pendant la laborieuse période coloniale. M. Rose, vaincu, avait fini par renoncer et réintégrer son administration. La victoire finale était donc revenue en outre à El Abdi et ses compagnons. En autre temps, celui-ci a constitué l’Ittihad Al Bidaoui, qui a produit de grands joueurs à travers toutes les générations et jusqu’à nos jours.

Lors du soulèvement qu’ont connu les carrières centrales en 1952 et 1953, le domicile d’El Abdi est devenu un hôpital de fortune. Un lieu de soins pour les blessés tout en servant d’abri discret pour les militants nationalistes. En effet, le four qui se trouvait au rez-de-chaussée était devenu un point de rencontre des membres de la résistance. Quant aux employés du four, ils accomplissaient des missions des plus coriaces de l’époque. Cependant, Mohamed El Abdi avait réussi sa lutte coloniale par conviction et était resté sur ses dispositions naturelles même quand il avait intégré le corps des agents d’autorité.

Il était tel qu’il était durant les années quarante, un vrai nationaliste, intègre et modeste et adroit jusqu’à sa mort. Quant au sort de l’équipe du TAS, elle fut remise entre les mains d’un autre nationaliste, Larbi Zaouli, joueur, entraîneur et dirigeant. Celui-ci a dignement porté le flambeau. Il a donné au TAS son cœur et son âme jusqu’à son dernier soupir. Ce qui aurait certainement soulagé Feu Labdi. De nos jours, l’équipe du TAS évolue sous l’égide d’une femme. Samira Zaouli est la première femme présidente d’un club de football.

Même dans les pires situations de crise financière, l’équipe de Hay Mohammadi poursuit autant que faire se peut, son bonhomme de chemin dans l’espoir de renouer un jour avec soin passé glorieux et son vaste public dévoué.

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ARCHIVES  posté le lundi 08 mars 2010 16:50

TAS : Coup de force contre Samira Zaouli

La présidente du comité provisoire du TAS, Samira Zaouli, s'est dite victim

Samir Boudjafad
Aujourd'hui le Maroc  : 25 - 08 - 2004

e d'une tentative de putsch, le 29 juillet dernier. Loin d'être à court d'arguments, la fille de feu Larbi Zaouli vient d'entamer une procédure judiciaire contre ses détracteurs.
Décidément, rien ne va plus chez le TAS. Après le scandale des responsables du club, accusés en fin de saison de faire la manche pour arrondir les fins de mois, c'est autour de certains responsables communaux de Aïn Sbaâ de faire parler d'eux. Lundi dernier, et sans aucune explication, le complexe Larbi Zaouli a été formellement interdit aux joueurs de l'équipe du TAS et par la même occasion, l'équipe de l'émission de la télé-réalité «Pieds en or» est restée dehors. Il a fallu attendre deux heures, avant que certains responsables locaux n'interviennent et remettent les pendules à l'heure. Mais, pour Hammadi Hamidouch, le mal a été déjà fait. «C'était pas du tout sportif de la part de ces gens-là. Certes, ils nous ont laissés entrer, mais c'était froid. Ça fait vraiment mal au cœur de voir de telles choses de nos jours», a déclaré ce dernier. Il faut dire que depuis quelque temps, le TAS, l'un des plus grands clubs qui ont marqué l'histoire du football marocain, vit ses plus mauvais jours. Relégué, la saison dernière, au placard des antiquités, le club traverse une crise sans précédent. Tout a commencé, il y a plus d'un an. Mais les choses se sont aggravées le 29 juillet dernier, date fixée par la Fédération royale marocaine de Football pour que les clubs tiennent leurs assemblées générales. Date qui intervenait à quelques jours de la sortie de la présidente du comité provisoire du club, Samira Zaouli, de l'hôpital où elle a séjourné pendant une quinzaine de jours.

«J'ai passé plus de vingt jours à l'hôpital, dont neuf en salle de réanimation. Je ne pouvais pas présider l'assemblée générale. C'est pourquoi j'ai désigné le vice-président, Mohamed Fetri, pour remplir cette mission», a déclaré, la fille de Larbi Zaouli. Assemblée au cours de laquelle il a été procédé à la lecture et l'approbation des rapports moral et financier et la reconduction de Samira Zaouli à la tête du club pour un nouveau mandat. Pendant ce temps-là, une assemblée générale similaire s'est tenue entre trois ex-membres du comité du club et certains ex-joueurs avec comme objectif, selon celle-ci, de l'écarter de son poste. «Il s'agit de deux membres, dont un à qui l'on a gelé les activités parce qu'il n'avait pas payé les droits d'adhérents, et un troisième démissionnaire», a tenu à préciser cette dernière, et d'ajouter : «Ce sont les mêmes qui ont été derrière la descente aux enfers du club». D'après Samira Zaouli, d'autres personnes, responsables au sein du Conseil de la ville et membres de l'association des amis du TAS, sont impliquées dans cette tentative de putsch.
« Aucune association n'a le droit de convoquer une assemblée générale», a fait remarquer celle-ci. La présidente du comité provisoire du TAS, qui a déjà entamé une procédure judiciaire contre ses détracteurs, compte aller jusqu'au bout. Et ce ne sont pas les arguments qui lui font défaut. À commencer par le délai fixé par la loi et selon lequel toute demande de tenue d'une assemblée générale doit être soumise au président du club dans un délai ne dépassant pas sept jours. Chose qui n'a pas été faite, selon Zaouli.

Il faut ajouter à cela la durée minimum d'adhésion, estimée à six mois. Auparavant, la première femme présidente d'un club de football en Afrique avait adressé une lettre à la Fédération royale marocaine de Football, datant du 16 juillet dernier, l'informant que l'AG prévue par ses détracteurs, le 23 du même mois, était illégale. La réponse de la FRMF a été claire. L'instance chargée de la gestion du football national a fait savoir, par écrit, qu'elle ne pouvait pas déléguer un représentant de la FRMF pour assister à l'assemblée générale du club.

Les observateurs nationaux s'interrogent aujourd'hui sur les raisons de cette tentative d'expulsion de la présidente. Il faut signaler qu'au mois de mars dernier, Samira Zaouli avait présenté sa démission au comité du club qui l'avait rejetée. «Ils m'ont dit qu'il fallait absolument que je reste et que, plus que jamais, le club avait besoin de moi», a confié cette dernière. Apparemment, les donnes ne sont plus les mêmes.

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La saga d'une femme passionnée de Football  posté le lundi 08 mars 2010 16:47

La saga d'une femme passionnée de Football Passionnée depuis sa prime enfance par le football, Samira Zaouli, qui dirige, depuis septembre dernier, le TAS de Casablanca, est la première femme marocaine à investir un domaine jusqu'alors réservé aux hommes. Fille d'un des grands noms ayant accompagné la naissance et les exploits de ce club, en l'occurrence feu Larbi Zaouli, elle a toujours voué une passion débordante à ce sport. Enfant, elle accompagnait déjà son père dans les stades et dans les réunions du club. Cette passion pour le ballon rond n'a pas pourtant empêché cette jeune femme native de Hay Mohammadi de suivre ses cours et de s'acquitter de ses devoirs. Une assiduité couronnée par un Baccalauréat en Lettres modernes qui lui a permis d'intégrer le corps de l'enseignement. Elle devint présidente de l'association des parents d'élèves dans deux lycées du quartier où elle est née dans les années soixante. Très impliquée dans le travail associatif, elle a aussi été membre de l'Union des sourds et muets, puis 2ème vice-présidente de la Commission nationale de football féminin au sein de la fédération royale marocaine de football (FRMF) et membre de la Commission femmes et sports du Comité national olympique marocain (CNOM). Elle a aussi fait ses preuves au niveau de la direction sportive en dirigeant depuis 1998 un club de football féminin qui évolue à Hay Mohammadi. Rien d'étonnant si elle est aujourd'hui présidente du comité provisoire du TAS. Sur le secret de son succès, Samira Zaouli confie qu'il est le fruit de la persévérance et de la passion, tout en soulignant, visiblement émue, le soutien de son mari qui l'a beaucoup aidé à surmonter les difficultés et à se consacrer corps et âme à sa passion pour le ballon rond. Forte de ce soutien et de son expérience sur le terrain, elle affirme sans fausse modestie sa volonté de redorer le blason de son club et de l'aider autant que possible à sortir de l'ornière dans laquelle il se trouve aujourd'hui. Interpellée au sujet de la candidature du Maroc pour le Mondial 2010, elle déclare sans prétention aucune que le dossier du Maroc est solide au vu de ses potentialités et qu'il ne reste qu'à le défendre avec énergie et sérieux. Le 21-01-2004 Par : MAP

CIBLE

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SAMIRA ZAOULI  posté le lundi 08 mars 2010 00:54


“Je suis une folle de foot” Samira Zaouli, ex-présidente du TAS (DR)

 Antécédents 1961. Naissance à Casablanca.

1975. Se met au football.

1981. Intègre l’éducation nationale.

2003. Est nommée présidente du TAS.

 2007. Travaille sur la création d’un centre de formation de football féminin à Hay Mohammadi.

 2008. Organise la commémoration de la mort de son père, Larbi Zaouli.

 Smyet Bak ?

 Larbi Zaouli.

Smyet Mok ? Fatima Benkhayr.

Nimirou d’la carte ? B 645579.

 Une femme qui préside un club de football, c’est plutôt rare. Comment avez-vous fait pour être nommée à ce poste ? En fait, personne ne voulait de ce poste. Les membres du comité de direction du TAS connaissaient mon engagement et mon amour pour le club. On m’a peut-être choisie parce que je suis une enfant de la balle. Vous êtes une folle de foot ? Oui, évidemment, j’ai ça dans le sang. Etant petite, j’habitais juste à côté du poteau de corner. C’est dire la proximité. Vous êtes une fille à papa ? Je dirais oui et non. Je suis fière d’être la fille de mon père, mais je ne le voyais pas souvent. Il sortait le matin en jogging et ne revenait que tard le soir. Pendant longtemps, je me demandais s’il était un papa “normal”. En fait, je n’ai pas le sentiment d’avoir pleinement profité de lui. Vous vous en êtes remise depuis ? Oui, car nous avions une relation privilégiée. J’étais la seule de mes trois frères et sœurs à l’accompagner aux entraînements qui se déroulaient en cachette. À l’époque, c’était honteux pour une fille de faire du sport, et encore plus du football, qu’on assimilait à un sport de “slaguet”. Vous êtes un garçon manqué ? Il est clair que j’ai souvent mis ma féminité de côté. Je suis une femme dans un univers d’hommes. D’ailleurs, depuis mon plus jeune âge, je porte une coupe garçon. Mais à côté de ça, je suis aussi une mère de famille. Une mère de famille en crampons… Ma fille vient de fêter ses 14 ans, elle a grandi sans que je ne m’en rende compte. Je n’ai pas mené la vie d’une maman standard, je ne suis pas la mode, je ne regarde pas les séries télé… Même pas Guadalupe ? Eh non, malheureusement. J’ai d’autres choses à faire. Comme quoi ? Comme changer le Maroc, par exemple. Bonne chance alors. On fait comment pour se faire respecter dans cet univers d’hommes ? En général, ce n’est pas simple. Il est arrivé qu’un joueur me jette son enveloppe de prime à la figure. Mais tout cela ne m’a jamais effrayée. Je participe aux entraînements, je fais face au public quel que soit le résultat du match. Et la violence dans les matchs de femmes, ça existe ? Bien sûr ! Il est déjà arrivé qu’une équipe de femmes tabasse un arbitre. C’est rare, mais ça existe ! Et côté salaire, vous vous en sortez bien ? Non, car je n'en ai pas. Je suis bénévole. D’ailleurs, j’ai perdu mon poste au sein de l’éducation nationale en 2003. Pourquoi avez-vous quitté votre poste de présidente du TAS ? Depuis que j’ai commencé, on n’a pas cessé de me mettre des bâtons dans les roues. On voyait d’un mauvais œil qu’une femme dirige un club de foot. Et puis, le TAS est descendu en division amateur. J’ai donc été “remerciée”. En même temps, vous n’aviez qu’à obtenir de bons résultats… C’est vrai, sauf que dans mon cas, certaines personnes qui ne m’appréciaient pas soudoyaient des joueurs pour faire de mauvais matchs. Vous savez, le sabotage est une pratique très courante dans notre football. Henri Michel doit en savoir quelque chose… En parlant d’Henri Michel, à quand une “sélectionneuse” pour le onze marocain ? Pourquoi pas. J’espère qu’un jour ce sera possible. Vous êtes consciente que ce serait une première mondiale ? Oui, mais rien n’est impossible. Commençons par avoir une “entraîneuse” adjointe. Il faut juste un peu de volonté. Si on faisait un match pour le jubilé de votre père, vous rentreriez sur le terrain ? Pourquoi pas ? Mais seulement si on invite Nezha Bidouane et Nawal El Moutawakil. Ah bon, vous leur avez demandé leur avis ? Oui, bien sûr. Nawal El Moutawakil est une excellente footballeuse. Et vous, vous évoluez comme arrière ou en pointe ? J’étais une attaquante. Mon père me disait que j’étais technique et physique à la fois. Il disait que je faisais exploser les filets (rires). Le TAS s’est fait battre par une équipe de restaurant marrakchie (Chez Ali). C’est le début de la fin, non ? Non, c’est le football. On peut être le meilleur sur le papier, mais le match se joue sur le terrain.

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