ASSOCIATION DES ANCIENS JOUEURS DU TAS posté le lundi 08 mars 2010 17:49
EL ABDI FONDATEUR DU TAS posté le lundi 08 mars 2010 17:05
Feu Mohammed El Abdi,
militant nationaliste de la première heure, est le fondateur
de l’équipe du TAS. Un chantier laborieux dont Feu Larbi
Zaouli a su assurer dignement la consolidation.
Vers la fin des années quarante,
début des années cinquante, feu Mohammed El Abdi était l’un
des grands hommes que les carrières centrales ont produit. Ce
dernier était fort par sa personnalité, son dévouement et son
abnégation. L’un des militants qui dédaignait les difficultés
et relevait les défis. D’aucuns se souviendraient de la
terrible guerre déclenchée entre El Abdi et un certain M. Rose que
l’administration sportive de l’époque avait délégué
afin d’attirer les jeunes des carrières centrales en les
soudoyant et en tentant de les corrompre. Et c’est ce
processus qui avait déclenché ce duel infernal entre El Abdi et M.
Rose ou plus spécifiquement entre ce dernier et ce qu’on
appelait à l’époque la ligue libre représentée par feu
Abdessalam Bennani et El Abdi. L’administration coloniale qui
dominait la ligue sportive de football n’autorisait les
équipes sportives marocaines à jouer qu’à travers des lois
très xénophobes. Ce qui a conduit les nationalistes à défier cette
administration et à constituer la ligue libre qui rassemblait
toutes les équipes des quartiers populaires. En dépit de toute
cette lutte sportive acharnée, cette situation n’était
qu’une simple image du fond de l’adversité qu’a
connue le Maroc à une lointaine contrée pendant la laborieuse
période coloniale. M. Rose, vaincu, avait fini par renoncer et
réintégrer son administration. La victoire finale était donc
revenue en outre à El Abdi et ses compagnons. En autre temps,
celui-ci a constitué l’Ittihad Al Bidaoui, qui a produit de
grands joueurs à travers toutes les générations et jusqu’à
nos jours.
Lors du soulèvement qu’ont connu les carrières centrales en
1952 et 1953, le domicile d’El Abdi est devenu un hôpital de
fortune. Un lieu de soins pour les blessés tout en servant
d’abri discret pour les militants nationalistes. En effet, le
four qui se trouvait au rez-de-chaussée était devenu un point de
rencontre des membres de la résistance. Quant aux employés du four,
ils accomplissaient des missions des plus coriaces de
l’époque. Cependant, Mohamed El Abdi avait réussi sa lutte
coloniale par conviction et était resté sur ses dispositions
naturelles même quand il avait intégré le corps des agents
d’autorité.
Il était tel qu’il était durant les années quarante, un vrai
nationaliste, intègre et modeste et adroit jusqu’à sa mort.
Quant au sort de l’équipe du TAS, elle fut remise entre les
mains d’un autre nationaliste, Larbi Zaouli, joueur,
entraîneur et dirigeant. Celui-ci a dignement porté le flambeau. Il
a donné au TAS son cœur et son âme jusqu’à son dernier
soupir. Ce qui aurait certainement soulagé Feu Labdi. De nos jours,
l’équipe du TAS évolue sous l’égide d’une femme.
Samira Zaouli est la première femme présidente d’un club de
football.
Même dans les pires situations de crise financière, l’équipe
de Hay Mohammadi poursuit autant que faire se peut, son bonhomme de
chemin dans l’espoir de renouer un jour avec soin passé
glorieux et son vaste public dévoué.
ARCHIVES posté le lundi 08 mars 2010 16:50
TAS : Coup de force contre Samira Zaouli
La présidente du comité provisoire du
TAS, Samira Zaouli, s'est dite
victim
| Samir Boudjafad |
| Aujourd'hui le Maroc : 25 - 08 - 2004 |
e d'une tentative de putsch, le 29 juillet
dernier. Loin d'être à court d'arguments, la fille de feu Larbi
Zaouli vient d'entamer une procédure judiciaire contre ses
détracteurs.
Décidément, rien ne va plus chez le TAS. Après le scandale des
responsables du club, accusés en fin de saison de faire la manche
pour arrondir les fins de mois, c'est autour de certains
responsables communaux de Aïn Sbaâ de faire parler d'eux. Lundi
dernier, et sans aucune explication, le complexe Larbi Zaouli a été
formellement interdit aux joueurs de l'équipe du TAS et par la même
occasion, l'équipe de l'émission de la télé-réalité «Pieds en or»
est restée dehors. Il a fallu attendre deux heures, avant que
certains responsables locaux n'interviennent et remettent les
pendules à l'heure. Mais, pour Hammadi Hamidouch, le mal a été déjà
fait. «C'était pas du tout sportif de la part de ces gens-là.
Certes, ils nous ont laissés entrer, mais c'était froid. Ça fait
vraiment mal au cœur de voir de telles choses de nos jours»,
a déclaré ce dernier. Il faut dire que depuis quelque temps, le
TAS, l'un des plus grands clubs qui ont marqué l'histoire du
football marocain, vit ses plus mauvais jours. Relégué, la saison
dernière, au placard des antiquités, le club traverse une crise
sans précédent. Tout a commencé, il y a plus d'un an. Mais les
choses se sont aggravées le 29 juillet dernier, date fixée par la
Fédération royale marocaine de Football pour que les clubs tiennent
leurs assemblées générales. Date qui intervenait à quelques jours
de la sortie de la présidente du comité provisoire du club, Samira
Zaouli, de l'hôpital où elle a séjourné pendant une quinzaine de
jours.
«J'ai passé plus de vingt jours à l'hôpital, dont neuf en salle de
réanimation. Je ne pouvais pas présider l'assemblée générale. C'est
pourquoi j'ai désigné le vice-président, Mohamed Fetri, pour
remplir cette mission», a déclaré, la fille de Larbi Zaouli.
Assemblée au cours de laquelle il a été procédé à la lecture et
l'approbation des rapports moral et financier et la reconduction de
Samira Zaouli à la tête du club pour un nouveau mandat. Pendant ce
temps-là, une assemblée générale similaire s'est tenue entre trois
ex-membres du comité du club et certains ex-joueurs avec comme
objectif, selon celle-ci, de l'écarter de son poste. «Il s'agit de
deux membres, dont un à qui l'on a gelé les activités parce qu'il
n'avait pas payé les droits d'adhérents, et un troisième
démissionnaire», a tenu à préciser cette dernière, et d'ajouter :
«Ce sont les mêmes qui ont été derrière la descente aux enfers du
club». D'après Samira Zaouli, d'autres personnes, responsables au
sein du Conseil de la ville et membres de l'association des amis du
TAS, sont impliquées dans cette tentative de putsch.
« Aucune association n'a le droit de convoquer une assemblée
générale», a fait remarquer celle-ci. La présidente du comité
provisoire du TAS, qui a déjà entamé une procédure judiciaire
contre ses détracteurs, compte aller jusqu'au bout. Et ce ne sont
pas les arguments qui lui font défaut. À commencer par le délai
fixé par la loi et selon lequel toute demande de tenue d'une
assemblée générale doit être soumise au président du club dans un
délai ne dépassant pas sept jours. Chose qui n'a pas été faite,
selon Zaouli.
Il faut ajouter à cela la durée minimum d'adhésion, estimée à six
mois. Auparavant, la première femme présidente d'un club de
football en Afrique avait adressé une lettre à la Fédération royale
marocaine de Football, datant du 16 juillet dernier, l'informant
que l'AG prévue par ses détracteurs, le 23 du même mois, était
illégale. La réponse de la FRMF a été claire. L'instance chargée de
la gestion du football national a fait savoir, par écrit, qu'elle
ne pouvait pas déléguer un représentant de la FRMF pour assister à
l'assemblée générale du club.
Les observateurs nationaux s'interrogent aujourd'hui sur les
raisons de cette tentative d'expulsion de la présidente. Il faut
signaler qu'au mois de mars dernier, Samira Zaouli avait présenté
sa démission au comité du club qui l'avait rejetée. «Ils m'ont dit
qu'il fallait absolument que je reste et que, plus que jamais, le
club avait besoin de moi», a confié cette dernière. Apparemment,
les donnes ne sont plus les mêmes.
La saga d'une femme passionnée de Football posté le lundi 08 mars 2010 16:47
La saga d'une femme passionnée de Football Passionnée depuis sa prime enfance par le football, Samira Zaouli, qui dirige, depuis septembre dernier, le TAS de Casablanca, est la première femme marocaine à investir un domaine jusqu'alors réservé aux hommes. Fille d'un des grands noms ayant accompagné la naissance et les exploits de ce club, en l'occurrence feu Larbi Zaouli, elle a toujours voué une passion débordante à ce sport. Enfant, elle accompagnait déjà son père dans les stades et dans les réunions du club. Cette passion pour le ballon rond n'a pas pourtant empêché cette jeune femme native de Hay Mohammadi de suivre ses cours et de s'acquitter de ses devoirs. Une assiduité couronnée par un Baccalauréat en Lettres modernes qui lui a permis d'intégrer le corps de l'enseignement. Elle devint présidente de l'association des parents d'élèves dans deux lycées du quartier où elle est née dans les années soixante. Très impliquée dans le travail associatif, elle a aussi été membre de l'Union des sourds et muets, puis 2ème vice-présidente de la Commission nationale de football féminin au sein de la fédération royale marocaine de football (FRMF) et membre de la Commission femmes et sports du Comité national olympique marocain (CNOM). Elle a aussi fait ses preuves au niveau de la direction sportive en dirigeant depuis 1998 un club de football féminin qui évolue à Hay Mohammadi. Rien d'étonnant si elle est aujourd'hui présidente du comité provisoire du TAS. Sur le secret de son succès, Samira Zaouli confie qu'il est le fruit de la persévérance et de la passion, tout en soulignant, visiblement émue, le soutien de son mari qui l'a beaucoup aidé à surmonter les difficultés et à se consacrer corps et âme à sa passion pour le ballon rond. Forte de ce soutien et de son expérience sur le terrain, elle affirme sans fausse modestie sa volonté de redorer le blason de son club et de l'aider autant que possible à sortir de l'ornière dans laquelle il se trouve aujourd'hui. Interpellée au sujet de la candidature du Maroc pour le Mondial 2010, elle déclare sans prétention aucune que le dossier du Maroc est solide au vu de ses potentialités et qu'il ne reste qu'à le défendre avec énergie et sérieux. Le 21-01-2004 Par : MAP
SAMIRA ZAOULI posté le lundi 08 mars 2010 00:54

“Je suis une folle de foot” Samira Zaouli, ex-présidente du TAS (DR)
Antécédents 1961. Naissance à Casablanca.
1975. Se met au football.
1981. Intègre l’éducation nationale.
2003. Est nommée présidente du TAS.
2007. Travaille sur la création d’un centre de formation de football féminin à Hay Mohammadi.
2008. Organise la commémoration de la mort de son père, Larbi Zaouli.
Smyet Bak ?
Larbi Zaouli.
Smyet Mok ? Fatima Benkhayr.
Nimirou d’la carte ? B 645579.
Une femme qui préside un club de football, c’est plutôt rare. Comment avez-vous fait pour être nommée à ce poste ? En fait, personne ne voulait de ce poste. Les membres du comité de direction du TAS connaissaient mon engagement et mon amour pour le club. On m’a peut-être choisie parce que je suis une enfant de la balle. Vous êtes une folle de foot ? Oui, évidemment, j’ai ça dans le sang. Etant petite, j’habitais juste à côté du poteau de corner. C’est dire la proximité. Vous êtes une fille à papa ? Je dirais oui et non. Je suis fière d’être la fille de mon père, mais je ne le voyais pas souvent. Il sortait le matin en jogging et ne revenait que tard le soir. Pendant longtemps, je me demandais s’il était un papa “normal”. En fait, je n’ai pas le sentiment d’avoir pleinement profité de lui. Vous vous en êtes remise depuis ? Oui, car nous avions une relation privilégiée. J’étais la seule de mes trois frères et sœurs à l’accompagner aux entraînements qui se déroulaient en cachette. À l’époque, c’était honteux pour une fille de faire du sport, et encore plus du football, qu’on assimilait à un sport de “slaguet”. Vous êtes un garçon manqué ? Il est clair que j’ai souvent mis ma féminité de côté. Je suis une femme dans un univers d’hommes. D’ailleurs, depuis mon plus jeune âge, je porte une coupe garçon. Mais à côté de ça, je suis aussi une mère de famille. Une mère de famille en crampons… Ma fille vient de fêter ses 14 ans, elle a grandi sans que je ne m’en rende compte. Je n’ai pas mené la vie d’une maman standard, je ne suis pas la mode, je ne regarde pas les séries télé… Même pas Guadalupe ? Eh non, malheureusement. J’ai d’autres choses à faire. Comme quoi ? Comme changer le Maroc, par exemple. Bonne chance alors. On fait comment pour se faire respecter dans cet univers d’hommes ? En général, ce n’est pas simple. Il est arrivé qu’un joueur me jette son enveloppe de prime à la figure. Mais tout cela ne m’a jamais effrayée. Je participe aux entraînements, je fais face au public quel que soit le résultat du match. Et la violence dans les matchs de femmes, ça existe ? Bien sûr ! Il est déjà arrivé qu’une équipe de femmes tabasse un arbitre. C’est rare, mais ça existe ! Et côté salaire, vous vous en sortez bien ? Non, car je n'en ai pas. Je suis bénévole. D’ailleurs, j’ai perdu mon poste au sein de l’éducation nationale en 2003. Pourquoi avez-vous quitté votre poste de présidente du TAS ? Depuis que j’ai commencé, on n’a pas cessé de me mettre des bâtons dans les roues. On voyait d’un mauvais œil qu’une femme dirige un club de foot. Et puis, le TAS est descendu en division amateur. J’ai donc été “remerciée”. En même temps, vous n’aviez qu’à obtenir de bons résultats… C’est vrai, sauf que dans mon cas, certaines personnes qui ne m’appréciaient pas soudoyaient des joueurs pour faire de mauvais matchs. Vous savez, le sabotage est une pratique très courante dans notre football. Henri Michel doit en savoir quelque chose… En parlant d’Henri Michel, à quand une “sélectionneuse” pour le onze marocain ? Pourquoi pas. J’espère qu’un jour ce sera possible. Vous êtes consciente que ce serait une première mondiale ? Oui, mais rien n’est impossible. Commençons par avoir une “entraîneuse” adjointe. Il faut juste un peu de volonté. Si on faisait un match pour le jubilé de votre père, vous rentreriez sur le terrain ? Pourquoi pas ? Mais seulement si on invite Nezha Bidouane et Nawal El Moutawakil. Ah bon, vous leur avez demandé leur avis ? Oui, bien sûr. Nawal El Moutawakil est une excellente footballeuse. Et vous, vous évoluez comme arrière ou en pointe ? J’étais une attaquante. Mon père me disait que j’étais technique et physique à la fois. Il disait que je faisais exploser les filets (rires). Le TAS s’est fait battre par une équipe de restaurant marrakchie (Chez Ali). C’est le début de la fin, non ? Non, c’est le football. On peut être le meilleur sur le papier, mais le match se joue sur le terrain.


